La gothique rotunda

juin 2017 | Blog, Pratique personnelle

Modèle Claude Mediavilla, issu de Calligraphie / du signe calligraphié à la peinture abstraite

Allez savoir pourquoi j’aime autant la gothique rotunda.

Si j’y réfléchis, je me dis que c’est probablement parce qu’elle est à la fois robuste et ronde. Elle a de la douceur, mais aussi de la force, une présence bien ancrée (et bien encrée ?)
C’est curieux, je réalise que ce que j’aime dans cette écriture la rapproche de ce que j’aime dans le roman (une période qui précède le gothique et qu’on lui oppose parfois). J’aime les églises et cloîtres romans pour les mêmes raison : ce côté robuste, simple mais tout de même rond et chaleureux (tout ça reste subjectif). Or, en creusant un peu, j’apprends que cette écriture a été mise au point par des scribes italiens qui rejetaient globalement le style gothique, à une époque où il s’étendait en Europe, et qui ont créé une écriture faisant la synthèse entre les gothiques et la caroline, une écriture bien plus ancienne. (Bon, ça c’est en gros ; pour le détail, je vous renvoie au livre de Claude Médiavilla dont la référence est ci-dessous.)

Il faut dire aussi que cette écriture a été l’objet d’une promesse. Je suivais l’enseignement de Shinta Zenker depuis quelques années (deux, trois ?) quand j’ai ouvert le livre de Médiavilla (1) à la page de la gothique rotunda. Coup de foudre. J’ai demandé à Shinta d’apprendre cette écriture. Elle m’a dit oui, mais quand tu auras dix ans de pratique derrière toi !
Comme je suis un peu tenace parfois, je n’oubliais pas cette écriture et en reparlais de temps en temps. Et surprise, peu de temps après, au début d’un stage d’été – ces stages durent plusieurs jours, on a le temps d’apprendre une écriture – elle me propose de commencer la gothique rotunda ! Je me suis précipitée vers cette écriture et me suis appliquée deux fois plus.

Sa difficulté tient en particulier au fait qu’il faut changer l’angle de la plume pendant le trait. Si c’est un challenge technique, c’est surtout ce qui va donner, en partie, son caractère à cette écriture. Si l’on prend l’exemple du « m », ce départ tout en finesse des descendantes pour arriver à un pied parfaitement posé sur la ligne contribue grandement à superposer de l’élégance sur de la robustesse.

Depuis, le modèle de cette écriture est en permanence affiché à mon atelier et j’y reviens souvent. Je pense aussi qu’elle reste très présente dans mes écritures gestuelles.

Quelques travaux en gothique rotunda ou empreints de gothique rotunda :

(Certains de ces tableaux sont à vendre, n’hésitez pas à me contacter.)

(1) Calligraphie / du signe calligraphié à la peinture abstraite, Claude Mediavilla
Chez votre libraire préféré ou en ligne, chez un libraire indépendant (attention, il est un peu cher) :
Calligraphie / du signe calligraphié à la peinture abstraite chez leslibraires.fr
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