Retour personnel sur cette première exposition collective

Le 38e Salon d’Art, organisé par l’Association des Peintres et Sculpteurs de Palaiseau, était ma première exposition collective. Et je suis vraiment ravie de cette première expérience. Pour l’accueil chaleureux que j’ai reçu des membres de l’association (Kevin, Marie, Pierre, Sylvie, Michèle et d’autres encore, merci !) mais pas seulement. Également parce que exposer avec plusieurs personnes que je ne connais pas me permet de découvrir des styles que je n’aurais pas forcément vu autrement. En faisant ma permanence ou aux autres moments où je suis retourné me promener dans la salle, j’ai pu rencontrer les artistes et discuter avec eux.

Parmi les artistes que j’ai rencontré, celle avec qui j’ai le plus discuté est Cécile Devezeaux de Lavergne, qui a fait une démonstration de sculpture sur bois toute la journée du dimanche. La première chose qui m’a frappé chez Cécile a été son envie et sa capacité à partager. Elle avait amené un nuancier d’essences de bois que l’on pouvait toucher et sentir ; elle a consacré son dimanche à répondre à nos questions, nous montrer ses gestes et elle était très claire dans ses explications.
J’ai pu faire quelques liens entre certains de ses ressentis et les miens et l’écouter m’a aussi permis de réaliser quelque chose : elle disait qu’elle travaillait beaucoup autour de l’humain ; j’ai donc cherché si j’avais, moi aussi, une thématique de prédilection. Et je dirais que je travaille autour du bonheur.

Je vais d’ailleurs avoir l’occasion de me tester à la sculpture sur bois : je suis repartie avec une beau morceaux de cèdre du Liban ! Les conseils de Cécile et la forme du bois m’ont vite amené à l’idée de ce que je veux en faire …et, sans être de l’écriture, cela aura un rapport fort avec un des textes que je calligraphie souvent.

J’ai aussi discuté avec une autre sculptrice, Claire Assemat, dont le cours de modelage me fait de l’œil (hélas, je sais déjà que je ne vais pas pouvoir tout faire).

Ma dernière anecdote sur ce salon me fait chaud au cœur : j’ai, apparemment, reçu un nombre honorable de votes de la part du public. Pas assez pour remporter le Prix du public, mais suffisamment pour que ça compte. En effet, bien plus qu’à mes expositions individuelles, je me suis confrontée aux regards d’inconnus. Mon moment cadeau a été d’être à côté d’une jeune fille lorsqu’elle s’est exclamée, en désignant un de mes tableaux “Oh maman, j’adore celui-là !”.

Voir aussi, sur le site de l’APSP :