« Dis-moi dix mots » est une initiative du ministère de la culture qui invite à jouer artistiquement avec dix mots issus d’un thème les formes de l’écrit pour cette année. J’ai eu envie de participer en proposant un mot par mois, de septembre à juin.
Ce mois-ci : tracé.

Via le Petit Robert 2019, Dis-moi dix mots rappelle ceci, à propos du mot “tracé” :

[tʀase] nom masculin
étym. 1798 ; tracée milieu XIVe ◊detracer

■ Ensemble des lignes constituant le plan d’un ouvrage à exécuter et art de reporter ces lignes sur le terrain.➙ graphique, 3. plan. Le tracé de la future autoroute.

▫ Contours d’un dessin au trait, d’une écriture.➙ graphisme.

◆ Ligne continue, dans la nature. Tracé sinueux d’une rivière.« L’action des forces responsables du tracé de la côte » (Martonne).

Les “vides” de peinture laissés par le pinceau matérialisent l’idée de trace. La peinture blanche insérée dans la couleur vient renforcer cet effet.

La trace, comme témoin du geste, a toujours fait partie de mes productions. J’y suis sensible dans les œuvres que j’aime et j’y suis aussi sensible quand je peints. Ma proposition pour le mot “tracé” n’est donc pas éloignée de ce que je fais habituellement.

De plus, je suis restée proche d’une calligraphie classique (ma chère gothique rotunda), même si j’ai, comme toujours, pris des libertés. J’ai fais peu d’essais et j’ai tout de suite aimé enchaîner, comme une ligne en pointillés, les horizontales du t, du r et du a. Le c donne une pause, qui évite la monotonie et forme sa propre ligne interrompue avec le e final.

Bref, j’ai pris grand plaisir à travailler ce premier mot. Vivement le mois prochain !